20.06.2007
Enfin !
A la demande générale (depuis bientôt un an... ) j'ai ENFIN modifié l'exposé d'arts visuels. Il est donc maintenant complet, avec sa partie théorique ET sa partie pratique, bref, normal !
Vous le trouverez ICI
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14.05.2007
Pour ceux qui veulent des annales
Je suis tombée sur ça en cliquant partout... Ca peut être utile à tous ceux qui préparent le concours pour 2008 : il n'est jamais trop tôt pour s'attaquer aux annales !
17:42 Publié dans sur le chemin de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2006
stage d'observation
Pour préparer le concours, un stage d'observation peut s'avérer très utile, histoire d'avoir une idée concrète de ce qui se passe dans une classe et de casser nos images d'enfance.
Voilà une grille d'observation très (trop ?) complète qu'on peut adapter à nos attentes et à la classe visitée :
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24.09.2006
Conseils par matière : les mathématiques
La préparation
Je crois que la préparation de l'épreuve de mathématiques est celle qui m'a le plus amusée... J'ai été très très méthodique. Avec le français, c'est la seule matière que j'ai réellement révisé tous les jours (sauf le week-end) de septembre jusqu'au jour du concours, et ça a payé !
J'ai commencé par les cours du CNED en faisant d'abord le tome 1, puis celui de pratique pédagogique et enfin le tome d'approfondissement. Le plus important est de faire tous les exercices, sans tricher ! et d'essayer de comprendre la correction. Aller sur un forum a été très utile pour les exercices qui, malgrè tous mes efforts et les explications du livres restaient incompréhensibles. Une fois le CNED fini, je me suis attaquée aux Hatier, avec la même rigueur. Et environ un mois et demi avant la date des écrits, j'ai fait des annales (trouvées dans des livres ou sur Internet) et uniquement des annales, en moyenne un sujet par jour. C'est du pur bachotage (d'ailleurs, j'avais fait la même chose pour le bac) mais pour ce genre de matières, c'est le plus efficace.
Pour ce qui est des exercices d'analyses pédagogiques, il faut absolument s'imprégner de l'esprit des instructions officielles. Cela veut dire d'une part, lire les programmes, évidemment, et surtout les relire au fur et à mesure des besoins (en fonction des exercices que vous rencontrez), mais également lire attentivement tous les documents d'application et d'accompagnement qui donnent des exemples concrets de procédures à mettre en place et de difficultés que les élèves sont à même de rencontrer. Vous pouvez télécharger ces précieux documents ici : http://eduscol.education.fr/D0048/primacc.htm
Le jour du concours
Je trouve la nouvelle formule du concours un peu plus "facile" que l'ancienne. D'abord les exercices théoriques comptent pour 12 points (et pour ce genre d'exercices, l'entraînement y est pour beaucoup). De plus, les exercices pédagogiques sont désormais toujours en lien avec les précédents, ce qui permet, en analysant notre propre pratique, d'avoir des pistes de réponse.
Le jour de l'épreuve, il ne faut surtout pas hésiter à passer un exercice lorsqu'on a un doute et y revenir plus tard. C'est ce qui m'est arrivé avec un exercice de géométrie : impossible de voir comment démontrer un truc. J'ai donc passé, fait tout le reste, puis j'y suis revenue et là : bon sang, mais c'est bien sûr ! tout est devenu évident... Il ne faut surtout pas oublier son matériel pour l'épreuve : crayon, gomme, crayons de couleur, règle, compas, rapporteur, équerre, calculatrice (si c'est autorisé), ciseaux et colle (si vous avez quelques problèmes avec les patrons de solides, ça peut aider à vérifier). Il faut également soigner la présentation, surtout en ce qui concerne les figures à tracer.
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04.09.2006
Conseils par matière : les sciences et techniques
La préparation
Avec l'histoire/géo, les sciences étaient la matière que je redoutais le plus. J'avais choisi sciences et technique en mineure. J'ai tout d'abord lu les cours du CNED en prenant des notes sur l'ordinateur. Puis je les ai complétées en lisant le Hatier et en piochant de précieuses informations sur le site de La main à la pâte (cf. bibliographie). Dans un deuxième temps, j'ai copié ces notes sur des fiches et... je ne les ai plus quitées !! Comme pour l'histoire / géo, j'ai lu et relu les fiches et quelques semaines avant l'épreuve j'ai mis mon compagnon à contribution pour me les faire réciter.
J'ai également visionné toutes les émissions "C'est pas sorcier" qui avaient un rapport avec le programme du concours. C'est bien utile pour visualiser les informations théoriques et les mémoriser. Etant donné que le sujet ne comporte que des questions de connaissance, il faut se remémorer ce que nous faisions à l'école avant le grand contrôle de fin de trimestre et recommencer !
Le jour du concours
J'avais tellement révisé mes fiches que le jour du concours je n'ai eu aucune difficulté à mobiliser les connaissances nécessaires pour répondre aux six questions. Ce sont vraiment des questions de cours, il faut y répondre brièvement (un paragraphe suffit) mais avec précision. Les questions portaient sur : les engrenages, les matériaux (conducteurs de chaleur), la différence entre respiration et ventilation, les mamifères, la reproduction sexuée et asexuée. Finalement, c'est rassurant parce que ce sont 6 points acquis facilement et qui permettent de commencer l'épreuve de façon sereine avant de plancher sur les documents d'histoire/géo.
D'après ce que j'ai entendu, ceux qui avaient choisi Sciences en majeure étaient très content parce que la démarche à appliquer en didactique est toujours la même et la seconde partie de l'épreuve est guidée par des questions précises.
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Conseils par matière : le français
La préparation
J'ai commencé par une lecture attentive des cours du CNED puis des deux volumes du Hatier. Pour être sincère, j'ai pris des notes pendant ces lectures (parce que ça m'aide à lire lentement, en réfléchissant à ce qui est écrit) mais je ne les ai jamais relues par la suite...
Je crois que le plus important pour cette épreuve est de s'entraîner régulièrement aux épreuves en faisant tous les exercices des livres en jouant le jeu puis des annales. Je me suis surtout concentrée sur la synthèse parce que c'est un exercice que je n'avais jamais effectué auparavant. La première que j'ai écrite m'a demandé quatre bonnes heures de travail !! Il a donc fallu optimiser mon organisation pour réussir à réduire ce temps. Voilà ce que je fais :
1. lecture attentive du sujet : au brouillon, je note le thème et la problématique proposée
2. préparation : toujours au brouillon, je trace une colonne par texte. En haut de la colonne, je note le titre du texte ou de l'ouvrage, le nom de l'auteur et la date de parution du texte. J'attribue ensuite une lettre à chaque texte : document A, document B, document C
3. lecture des documents : je lis ensuite chaque texte très attentivement, et je reformule chaque idée, dans l'ordre, dans la colonne correspondante. Reformuler dès ce stade permet de gagner beaucoup de temps pour la suite. J'attribue un chiffre à chaque argument.
4. mise en forme : après cette lecture attentive, je précise la problématique et je fais un plan. Généralement, je fais un plan en trois parties. J'attribue une couleur à chaque partie et je colorie les arguments reformulés des colonnes dans la colonne adéquate
5. introduction : c'est le moment de rédiger l'intro avec l'introduction du thème, la problématique, la présentation des documents et l'annonce du plan
6. développement : je choisis l'ordre dans lequel je vais utiliser chacun des arguments. Pour chaque partie, je note les codes. Par exemple : 1ère partie : A2-A5-B1-B3-C2, etc. en faisant attention à plusieurs choses : équilibrer les parties en quantité et citer au minimum deux textes différents dans chacune des parties (sinon, ce n'est plus une synthèse)
7. rédaction : ensuite je recopie l'intro sur la copie et je fais une sorte de "copier-coller" des arguments par partie sans oublier de les lier par des mots de liaison logiques et de faire apparaître les sources clairement et de la façon la moins répétitive possible (ça n'est pas facile)
8. conclusion : enfin, je rédige la conclusion en reprenant la question posée dans l'intro et en essayant d'élargir le sujet (la transversalité et la polyvalence sont des thèmes bien utiles...)
Pour la question de grammaire, il ne faut pas hésiter à consulter une grammaire de référence (voir bibliographie) au moindre doute et régulièrement. Il faut également être bien au clair avec les notions utilisées à l'école élémentaire. Enfin, pour la troisième partie, un entraînement régulier est nécessaire, tout comme une bonne connaissance des programmes. Il faut se laisser guider par les questions et savoir nuancer ses arguments (un document pédagogique n'est jamais entièrement nul ni parfait).Le dernier mois avant les oraux a été consacré à des annales et uniquement des annales, le tout en situation (pas de documents sur la table) et en temps limité.
Le jour du concours
Après cet entraînement, normalement, le sujet du concours n'est qu'un sujet de plus ! Sauf que... le jour du concours, j'avais oublié ma montre !!! Résultat : j'ai fait ma synthèse comme d'habitude (enfin, c'est ce que je pensais...) puis j'ai demandé l'heure à une des personnes qui surveillait : il me restait seulement 1 heure pour faire la question de grammaire et la question de didactique ! Mais finalement, je me suis tellement pressée pour le faire, que je suis allée à l'essentiel, j'ai répondu brièvement aux questions et ça a dû suffir (j'ai eu 15,5). Le sujet forme un tout, avec ses trois parties, et il ne faut pas hésiter à citer les textes de la synthèse dans la troisième partie, ça montre que l'on sait réutiliser ces connaissances théoriques dans un cadre pratique.
17:11 Publié dans sur le chemin de l'école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2006
Conseils par matière : l'histoire géographie
La préparation
Je pense qu'avec l'oral pro, c'est la matière qui m'a demandé le plus d'efforts. J'ai beaucoup de mal à mémoriser par coeur des dates, événements et autres, et là : pas le choix ! Résultat, j'ai comblé ce manque par la réalisation de fiches minutieuses et synthétiques. En fait, dans un premier temps, j'ai lu les cours du CNED en prenant des notes sur l'ordi. Puis j'ai lu le Simonis (Réussir l'épreuve d'histoire géo... cf. la bibliographie) et j'ai complété les notes, toujours sur l'ordi, ce qui m'a obligé à les relire attentivement en même temps pour ne pas réécrire deux fois les mêmes choses. Après cette première étape, j'ai fait des fiches sur bristol avec ce que j'avais écrit sur l'ordi. Oui, dit comme ça, ça paraît répétitif, mais au moins, tout a été lu, tapé puis écrit et ça finit par rentrer un peu. Et enfin, j'ai lu le Hatier (sans prendre de notes cette fois, parce qu'il faut pas en rajouter, des notes de trois bouquins différents, c'est un peu trop !). J'ai joué le jeu avec le Hatier, en essayant de faire les devoirs qu'ils proposent. C'est difficile et ça fait ressortir les lacunes... Un mois avant les écrits, j'ai commencé à réciter mes fiches à mon amoureux (toute autre personne disponible et qui aime bien gagner au Trivial Poursuit fera l'affaire). Au départ, il me posait des questions, puis petit à petit j'essayais de lui dire tout ce que je savais sur le sujet. J'essayais de relire mes fiches le plus souvent possible. J'ai également fait une chronologie où j'ai surligné (au crayon couleur parce que le Stabilo c'est plus polluant et moins recyclable) ce qui me semblait primordial. Et tout ça... ça a marché !
Le jour du concours
L'histoire / géo était ce que j'avais choisi en majeure (je crois que si c'était à refaire, je ferais l'inverse...). Pour l'épreuve, il faut bien avoir le barême en tête : 12 points pour les questions de connaissances (6 pour l'histoire géo et 6 pour les sciences) et 8 points pour la partie pédagogique, sachant que tout peut être juste dans les connaissances, mais qu'il est difficile de parler de juste ou de faux en pédagogie. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut bien se concentrer sur les questions, ça rapporte plus ! La gestion du temps est donc assez délicate puisque ce qui est le plus long à rédiger (la partie pédagogique) ne compte que pour le tiers de la note.
Donc j'ai commencé par les questions de sciences, en détaillant le plus possible car les questions sont toutes petites, ce sont vraiment des questions de cours, il suffit de réciter le paragraphe. Pour la question d'histoire (2006 : les grandes découvertes et leurs conséquences) et celle de géographie (la mégalopole européenne), il faut détailler un petit peu plus. Mais attention : ce n'est pas une dissertation ! Donc dans l'idéal, je crois qu'on conseille deux paragraphes, qu'il faut essayer de structurer.
Exemple en histoire :
1 - les grandes découvertes, dates, noms
2 - leurs conséquences positives, négatives
Exemple en géographie :
1 - la notion de centre et de périphérie
2 - la mégalopole européenne, particularités, schéma
Pour la partie pédagogique, le plan proposé dans le Hatier est très bien. Au début, il faut expliquer ses connaissances en s'appuyant sur les documents. Ce n'est en aucun cas une présentation des documents les uns à la suite des autres, ils viennent seulement illustrer les connaissances. Puis dans une deuxième partie, on applique tout ça à une séance ou une séquence au cycle 3. Le travail doit être situé dans le cycle, il faut préciser quels documents on utilise (on n'est pas obligé de garder tous les documents proposés) et ce que l'on en fait. On peut préciser le déroulement du travail des enfants, les différentes phases (recherche, mise en commun), les modalités de travail (individuel, en groupe, en classe entière) et enfin la trace écrite qu'ils garderont.
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28.08.2006
Conseils par matière : l'art visuel
La préparation
Pour cette épreuve, il y a deux choses distinctes à préparer : l'exposé et l'entretien.
Comme pour le sport, l'exposé peut être préparé à l'avance, c'est une chance, il faut donc y consacrer suffisamment de temps pour être à l'aise et faire quelque chose d'intéressant. La première chose à faire est le choix du sujet, c'est une étape obligée et délicate, mais il ne faut pas hésiter à prendre son temps, l'oral est en juin si le sujet n'est pas clairement défini en avril, ce n'est pas gravissime. Vous pouvez choisir l'oeuvre d'un artiste ou bien une réalisation personnelle. Comme j'ai choisi la première option, je ne peux pas donner de conseils pour ceux qui voudraient présenter leur propre production. Certains paramètres sont à prendre en compte : avant tout, choisir une oeuvre qui vous touche, que vous aimez particulièrement. Vous allez la regarder suffisamment longtemps pour essayer de rendre ce moment agréable, et c'est toujours motivant d'essayer de faire partager quelque chose qui vous tient à coeur. Ensuite, il faut garder à l'esprit que l'objectif est de proposer une activité à des enfants, il faut donc que le sujet choisi soit adéquat quant au thème (éviter les oeuvres trop violentes, trop politisées, trop polémiques...). Enfin, il faut essayer d'être original. En effet, d'une part le champ artistique ne se limite pas à la peinture... on peut également aller voir du côté de la sculpture, de la photographie, de l'architecture (bâtiments ou jardins), de la vidéo, du cinéma, de l'animation, des installations... D'autre part, pensez aux examinateurs : s'ils entendent trois fois dans la journée quelqu'un leur présenter une activité de cycle 1 à partir d'Arcimboldo, ils seront peut-être moins tolérants que s'ils entendent quelque chose d'unique ! L'exposé comportera deux parties : une concernant l'oeuvre choisie et une seconde proposant une activité pour l'école primaire (cf. mon exposé d'arts visuels à télécharger). Il faut donc d'une part bien se documenter sur l'artiste, les interprétations possibles, les critiques, ce que vous ressentez face à l'oeuvre et d'autre part feuilleter des ouvrages destinés aux professeurs des écoles pour créer une séquence pédagogique originale et conforme aux IO (instructions officielles). L'essentiel pour cette seconde partie est d'éviter de faire une activité "à la manière de". Même si c'est souvent ce qui est proposé dans la réalité, cette façon de faire est complètement à bannir car les programmes insistent sur le fait qu'elle ne permet pas à l'élève d'exprimer toute sa créativité. Comme pour le sport, l'exposé se prépare. Il faut également apprendre par coeur l'introduction, le plan et la conclusion. Cela est encore plus important car cette épreuve arrive après l'oral pro qui peut avoir été éprouvant et il faut absolument rebondir. Réciter son exposé à quelqu'un qui ne connaît pas du tout l'oeuvre permet de vérifier que le texte est clair et compréhensible. Il faut garder à l'esprit que sur les trois personnes qui composent le jury, seule une est un spécialiste des arts visuels, les autres peuvent être totalement néophytes et vous vous adressez aussi à eux ! Une autre chose à préparer : le document. Les IO précisent le format (maximum un demi-raisin soit 25x32,5). Il est important que la qualité soit soignée. C'est peut-être mieux de le présenter en deux exemplaires : un pour le jury et un pour vous, ce qui vous permettra de montrer plus précisément ce dont vous parler.
La deuxième partie est tellement vaste qu'il est difficile de la préparer. Lire une bonne histoire de l'art générale est de toute façon utile (cf. bibliographie), vous pouvez également visiter les expositions en cours dans votre ville ou votre région et tenter de les caser pendant l'entretien pour montrer que vous vous intéressez à l'art in situ ! Pensez à feuilleter les catalogues d'exposition si vous n'avez pas eu le temps d'y aller. Vous pouvez également vous entraîner à parler d'une oeuvre choisie au hasard. Exemple : on ouvre le dictionnaire, on choisit un tableau et on dit le maximum : tout ce que l'on sait (titre, format, artiste, époque, lieu d'exposition), tout ce que l'on voit (premier plan, arrière plan, relations entre les personnages, les zones du tableau, les détails étonnants) et tout ce que l'on peut en deviner (allégorie, autres références, liens historiques ou mythologiques). Mais ce n'est pas tout, il faut encore y trouver une application pédagogique plausible... Tout ce qui vous passe par l'esprit est bon à prendre, la transversalité est souvent salvatrice (lien avec les sciences, l'histoire, la littérature, la musique...).
Le jour du concours
Cette épreuve qui arrive en deuxième partie de l'épreuve orale d'entretien est assez éprouvante à cause de tout ce qui a précédé. Une fois la première partie achevée, il faut tenter de l'oublier, souffler un peu et se lancer dans son exposé.
Mon jury était composé de trois personnes (un inspecteur, une conseillère d'éducation et une prof d'arts visuels). Il faut tenter de s'adresser aux trois, même s'ils semblent s'ennuyer pendant que vous parlez... J'ai eu droit à quelques baillements et étirements... Là encore, il faut être attentif au temps au risque d'être coupé sans avoir eu le temps de conclure. Après avoir fini, le jury (ou plutôt la prof d'arts visuels, les autres n'ont pas trop parlé) m'a posé quelques questions concernant ce que j'avais dit. A vrai dire, les questions ont plus porté sur la forme que sur le fond. En fait, ils m'ont posé des questions sur le support que je leur présentais (une photo) et ont insisté lourdement pour savoir pour quelles raisons j'avais laissé des marges blanches autour de la photo (euh... en fait c'était le format du papier qui était comme ça et je n'avais absolument pas pensé que ça puisse poser un quelconque problème). J'ai tenté de m'expliquer puis j'ai dit que si j'avais dû présenter cette photo à des élèves, je l'aurais fait sous forme de diapositive afin de respecter le format originel de tirage (bof, bof...), il m'a alors été reproché de prendre plus soin des élèves futurs que du jury présent :-) ! Après coup, je sais maintenant que ces questions étaient uniquement destinées à tester ma résistance et la façon dont j'allais me justifier puisque j'ai eu 18 à cet oral. On ne peut pas pénaliser un candidat pour des bandes blanches !
Pour la deuxième partie, ils m'ont proposé une reproduction d'une sculpture de Picasso (le taureau, fait avec une selle et un guidon de vélo). J'ai dit tout ce que je savais, j'ai ensuite essayé de faire le lien avec ce que j'avais présenté précédemment puis j'ai proposé des pistes pédagogiques en insistant sur la transversalité (autre vision des objets du quotidiens, valorisation des déchets, éducation à l'environnement).
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Conseils par matière : l'anglais
La préparation
J'avoue que l'anglais étant mon point fort, je n'ai pas fait grand chose pour préparer cette épreuve. Au mois d'avril, une amie américaine est venue me voir, ce qui m'a permis de faire revenir tous mes automatismes de conversation. J'ai également renvoyé les deux devoirs du CNED, ce qui permet d'acquérir une certaine méthode de travail en temps limité pour le jour de l'épreuve. Il est important de faire un plan clair pour l'exposé, et ce quel que soit l'intérêt du sujet. Le plan doit comporter : une introduction (présentation du thème, présentation du texte, source, auteur, annonce du plan), un résumé objectif de l'article, la mise en évidence d'une problématique qu'il soulève et le point de vue de l'auteur sur ce point et enfin son opinion personnelle et l'élargissement possible, avec éventuellement un lien avec l'école si possible ou une comparaison avec le système français. L'exposé ne dure que 5 minutes, ce plan très complet permet donc de bien les remplir sans trop détailler chaque partie ! Ensuite, la veille de l'épreuve, j'ai lu des articles de société dans des magazines anglophones sur Internet, en cherchant les mots de vocabulaire récurrents qui me posaient problème et... c'est tout ! Si vous n'êtes pas à l'aise, vous pouvez préparer une introduction type et rechercher tout le vocabulaire nécessaire à une structuration simple mais claire de votre exposé (je pense en particulier aux mots de liaison). Il est également mieux vu de faire des phrases à la structure simple mais bien construite plutôt que de se lancer dans des subordonnées qu'on ne maîtrise pas.
Le jour du concours
Tous les candidats convoqués à la même heure ont d'abord été conduit dans une salle pour la préparation (30 minutes). Là, on nous distribue le texte et il faut préparer notre présentation. Après une première lecture globale du texte, on peut rédiger l'introduction, puis on le relit plus dans le détail pour élaborer le résumé en suivant l'organisation de l'article. Enfin, on peut passer à la partie analyse en essayant de dégager la problématique qui vous donnera le plus de choses à dire et à discuter. Il faut essayer de nuancer ses propos (ni totalement pour, ni totalement contre) comme cela il restera des choses à dire et à préciser lors de l'entretien. Une fois le temps de préparation écoulé, on est conduit vers notre jury. Là où j'étais, il y avait 3 candidats par salle, ce qui nécessite, comme pour le sport de ne pas se laisser déconcentrer par les autres, d'autant plus qu'ils parlent tous de la même chose que nous ! Encore une fois, il ne faut pas négliger la politesse, en anglais ! Le jury était composé de deux personnes (professeurs d'anglais je suppose). Elles m'ont d'abord invité à présenter mon exposé (il faut faire attention au temps qui vous est imparti) puis la conversation s'est déroulée tout naturellement sur le sujet. Je suis tombée sur un article qui parlait d'une école britannique via Internet uniquement, il était donc facile de critiquer le manque de sociabilité pour les élèves. Le jury est là pour juger de votre niveau et de votre aisance à parler, il faut donc tout faire pour démontrer que vous êtes capable de comprendre et vous faire comprendre, même s'il y a des erreurs de langue. La communication est plus importante que la correction de la langue. Les questions posées guident pour élargir le sujet, même si le thème n'est pas intéressant, il faut absolument trouver des choses à dire, comme chez le coiffeur !! A la fin, le jury demande de lire quelques lignes pour juger de la correction phonétique. Ils ont demandé à tous les candidats à qui j'ai pu parler de lire le paragraphe du texte qui comportait des chiffres : révisez-les bien ainsi que les grands nombres et la façon de dire l'heure !
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Conseils par matière : le sport
La préparation
Pour l'épreuve de sport, il y a trois choses à préparer : la course (ou la chorégraphie), l'exposé et les connaissances générales pour l'entretien.
En ce qui concerne la course, un seul mot d'ordre : REGULARITE et je vous assure que tout devient possible (dans la limite du raisonnable, évidemment). En ce qui me concerne, je n'étais absolument pas sportive et lorsque j'ai vu le barème de la course, j'ai cru que je n'y arriverai jamais ! Mais la motivation pour le concours donne des ailes... Donc dès le début, je suis allée courir trois fois par semaine, pour travailler l'endurance. Les progrès sont très rapides, c'est assez encourageant ! Au départ, mon but était seulement d'arriver à courir plus de cinq minutes... et petit à petit, le temps de course s'est allongé et courir et même devenu agréable. Puis, après environ un moins d'entraînement à l'endurance,j'ai testé mes capacités sur 1500 mètres. Pour information, sur une piste d'athlétisme classique, 1500 mètres correspondent à trois tours trois-quart. Pour cette première course, j'aurais eu 0,5 en suivant le barême de notation !! J'ai continué mon entraînement en alternant 2 séances d'endurance et 1 séance de 1500 mètres. J'avais commencé à la fin du mois d'août, et j'ai continué comme ça jusqu'en décembre environ. Puis, je suis entrée en hibernation ;-) impossible d'aller courir dans le froid... Je n'ai rerpis l'entraînement qu'à la fin du mois de mars. Sur mon calendrier, j'ai établi un programme précis alternant endurance, course fractionnée et 1500 mètres chronométrés ou non et surtout, je suis allée courir avec mon amoureux, ce qui motive énormément ! L'endurance a été nécessaire pour se remettre dans le bain, mais ça a été nettement moins long qu'en août. Je n'ai fait que ça les deux premières semaines. La course fractionnée permet de gagner en vitesse une fois que la distance ne pose plus de problème. Cela consiste à alterner course rapide et récupération. Par exemple : 100 m de course rapide / 100 m de récupération active en marchant / 200 m de course rapide / 200 m de récupération active en marchant / 400 m de course rapide / 400 m de récupération active en marchant / 200 m de course rapide / 200 m de récupération active en marchant / 100 m de course rapide / 100 m de récupération active en marchant. Généralement après ça, on est exténué, mais ça fonctionne. Résultat, je suis passé de 0,5/20 au mois d'août à 12/20 le jour du concours !
L'exposé (cf. mon exposé à télécharger) se découpe en deux parties distinctes : votre expérience dans la discipline que vous avez choisie et une partie didactique. En tout, l'exposé doit durer 10 minutes. Il faut essayer d'être sincère dans la première partie, ce sera plus facile à retenir et plus naturel à dire. De même, il vaut mieux faire une seconde partie personnelle plutôt que la copier d'un livre ou d'une autre personne, cela permet de mieux se l'approprier et de prévoir les questions qui pourront vous être posées. Une fois que le texte est écrit, il ne suffit pas de lire et de le relire pour l'apprendre correctement. Le mieux est d'apprendre par coeur l'introduction, le plan et la conclusion. Connaître parfaitement le début de l'exposé permet de commencer à parler sans chercher ses mots le jour de l'oral. Une fois que vous connaissez tout cela, trouvez une personne à qui présenter votre exposé et refaites-le autant de fois que nécessaire. Pour ma part, j'ai dû commencé à réciter l'exposé à mon amoureux une semaine avant le jour J, au moins 3 fois par jour pour que tout devienne fluide, qu'on ait pas l'impression que je lisais le texte et pour que je sois à l'aise lorsque j'inversais deux parties ou que j'oubliais quelque chose.
Pour préparer l'entretien, comme pour toutes les matières, il faut se concentrer en priorité sur les textes officiels : programmes et documents d'application. Il faut être au courant de toutes les règles de sécurité à appliquer (notamment pour la natation). Il faut également feuilleter des livres d'EPS ou des sites Internet proposant des activités pour chaque APSA (activité physique sportive ou artistique), ce qui permet de savoir quelles sont les activités réalisables à chaque niveau de l'école primaire.
Le jour du concours
Le jour de la course, il faisait très chaud ! Il faut donc penser à boire régulièrement. Sur les conseils avisés de mon entourage, j'ai mangé des pâtes la veille au soir, j'ai pris un petit-déjeuner ultra-vitaminé mais pas trop lourd (jus d'orange + milk-shake à la banane) et j'ai emporté avec moi un jus de pamplemousse frais que j'ai bu avant l'épreuve. Je ne sais pas si tout ça y est pour quelque chose, mais j'ai battu mon record ! Le départ de la course se fait pas vague de 12. A chaque candidat est associé une personne qui le chronomètre et lui dit lorsqu'il entame le dernier tour. Ils étaient très sympathiques et encourageaient tout le monde. Quand il reste 400m à courir, c'est très agréable de s'entendre appeler par son prénom... Donc, les 12 coureurs se placent en ligne, une personne dit "prêts, partez" et on y va ! Le plus dur est de savoir respecter son propre rythme sans tenir compte des autres (pour se préparer à ça il faut s'entraîner à plusieurs quelques fois). En effet, il y a des séries très rapides et d'autres plus lentes et il ne faut pas s'épuiser en essayant de suivre une autre personne trop rapide au risque de ne pas pouvoir tenir la distance ! En règle générale, tout le monde bat son record d'au moins 20 secondes !
Le jour de l'oral, j'était très stressée (c'était le premier) et j'ai révisé mes notes jusqu'au dernier moment. Lorsqu'on nous a appelés, on est allés dans une grande salle, tous les jurys étaient réunis là (une bonne vingtaine). Il faut donc réussir à faire abstraction au brouhaha ambiant et se concentrer. Le stress ne doit pas vous faire oublier la politesse de base (bonjour madame, bonjour monsieur, bonne fin de journée, au revoir...). Le jury était composé de deux personnes : une instit et un prof de sport. Je me suis assise face à eux et là : "Allez-y !" On commence par réciter son exposé. Il faut faire très attention au temps. Le jury a un chronomètre et peut vous couper une fois arriver aux 10 minutes, c'est donc mieux d'avoir une montre (ou un chronomètre) avec soi pour gérer le temps. Dès la fin de l'exposé, le jury pose des questions pour éclaircir ou approfondir certains points. Par exemple, ils m'ont demandé si je connaissais l'histoire du marathon, quelle distance un enfant de cycle 3 était capable de parcourir. Ils m'ont également posé des questions auxquelles je n'ai pas su répondre (sur l'aérobie et l'anaérobie lactique), je leur ai tout simplement dit que je ne savais pas, ils m'ont expliqué (je n'ai toujours pas compris exactement...) mais je ne pense pas que ça m'aie porté préjudice pour ma note finale (j'ai eu 16). Ensuite, l'entretien est dirigé vers une autre APSA. Pour moi, ça a été la natation. J'ai eu des questions sur les spécificités de la natation, les conditions de sécurité et ils m'ont demandé des exemples d'activité que l'on peut mettre en place pour travailler l'immersion en cycle 2 et en cycle 3. Je n'étais pas très satisfaite en sortant parce que je n'avais pas su répondre à certaines questions, mais finalement, je pense que le jury pousse le candidat au maximum de ses connaissances et qu'il vaut mieux avouer qu'on ne sait pas plutôt que répondre avec assurance quelque chose qui n'est pas vrai !
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